Les bons comptes font les bons amis (et les super colocs) : Guide de survie financière

C’est une scène que l’on redoute tous quand il faut faire les comptes en colocation. On est le 28 du mois. Le frigo est vide, sauf un vieux citron et un pot de moutarde. Sur la table du salon, l’ambiance est lourde. C’est l’heure de faire les comptes. « Attends, c’est moi qui ai acheté le papier toilette la semaine dernière, non ? «Oui mais moi j’ai payé l’abonnement Netflix que tout le monde utilise.» « Et qui a fini mon huile d’olive bio à 12 euros ?

L’argent est la deuxième cause de rupture en colocation, juste après le ménage (et juste avant les histoires de cœur). Parler d’argent est souvent gênant, perçu comme mesquin ou radin. Pourtant, le flou artistique sur les finances est le meilleur moyen de perdre des amis et de créer des rancœurs tenaces.

Gérer les comptes en colocation, ça ne s’improvise pas. Que vous soyez « Team Appart » ou « Team Ambiance », voici comment éviter que votre salon ne se transforme en tribunal de commerce.

Comptes en colocation : Le malaise du « Tu me dois 2,50€ »

Le problème en colocation, ce ne sont pas les grosses sommes. Le loyer et l’électricité sont généralement virés automatiquement. Le problème, ce sont les « petits ruisseaux » invisibles : le liquide vaisselle, le sel, les sacs poubelles, les éponges, ou la tournée au bar.

Il y a deux profils psychologiques qui s’affrontent souvent :

1.  Le « Laxiste » : « On s’en fiche, ça s’équilibrera à la fin. » (Spoiler : ça ne s’équilibre jamais vraiment, et c’est souvent lui qui paie le moins).

2.  Le « Comptable » : Il garde tous les tickets de caisse et sait exactement qui a mangé combien de yaourts. Il est perçu comme rigide, mais c’est souvent lui qui sauve les finances de la maison.

Pour éviter le malaise, la règle d’or est la dépersonnalisation . Il ne faut pas que ce soit « Julien réclame de l’argent à Sarah », mais « Le système indique un déséquilibre ».

La technologie à la rescousse : Tricount, Splitwise et les autres

Si vous utilisez encore un carnet à spirales ou un fichier Excel complexe, arrêtez tout de suite. Nous sommes au 21ème siècle, et des applications gratuites gèrent ça mieux que vous.

L’installation d’une application comme Tricount ou Splitwise devrait être obligatoire dès le premier jour de la colocation. Le principe est génial de simplicité :

– L’achat de pain ? Notez-le dans l’application en 3 secondes.

– Le paiement de la facture internet ? Hop, direct dans l’appli.

– L’algorithme calcule en temps réel qui doit combien à qui pour revenir à l’équilibre.

L’effet psychologique est magique : Vous n’avez plus besoin de réclamer de l’argent. C’est l’application (un niveaux neutre) qui dit « Sarah doit 15€ à Julien » . Ça enlève toute la charge émotionnelle de la dette.

Le Pot Commun vs Les Courses Individuelles

C’est le grand débat stratégique. Faut-il tout partager ou faire ses courses chacun de son côté ?

Le « Tout Commun » (Risqué) : On fait de grosses courses ensemble et on divise par 3.

– Avantage : Convivial, simple.

– Inconvénient : Si l’un mange du saumon fumé et l’autre des pâtes premier prix, celui qui mange des pâtes va vite se sentir lésé.

Le « Chacun pour soi » (Triste) : Chacun son étage dans le frigo, chacun son papier toilette (oui, ça existe).

– Avantage : Juste financièrement.

– Inconvénient : Ridicule logistiquement et tue l’ambiance.

La Solution Hybride (Recommandée) : Créez un pot commun (physique ou virtuel via une app type Lydia ou Revolut ) uniquement pour les produits « indivisibles et universels » : produits ménagers, huile, sel, poivre, papier toilette, éponges. Pour tout le reste (nourriture, boissons, hygiène personnelle), chacun gère son budget. C’est le meilleur compromis pour la paix des ménages.

La répartition du loyer : Le 50/50 est-il toujours juste ?

Si vous avez trouvé votre logement via notre recherche par « Appartement », vous avez peut-être remarqué que les chambres ne sont pas toutes égales. Dans un T3, il arrive souvent qu’il y ait :

– Une chambre de 14m² avec balcon.

– Une chambre de 9m² sur cour sombre.

Si le loyer total est de 1000€, diviser par deux (500€ chacun) est injuste . Celui qui à la petite chambre accumulera la frustration. Osez aborder le sujet du loyer pondéré . Proposez par exemple 550€ pour la grande chambre et 450€ pour la petite. Tout le monde s’y retrouve : l’un paie pour son confort, l’autre fait des économies. Définir cela avant de signer le bail est crucial.

Cigale ou Fourmi ? L’importance du profil comportemental

C’est ici que notre filtre de recherche par comportement devient un atout financier majeur. L’argent reflète un mode de vie.

Si vous êtes étudiant avec un budget serré (profil « Fourmi »), vivre avec de jeunes cadres dynamiques qui commandent UberEats tous les soirs et sortent en club chaque week-end (profil « Cigale ») va être difficile. Vous serez exclu ou poussé à la dépense.

À l’inverse, si vous aimez bien vivre et que votre colocataire coupe le chauffage pour économiser 10 euros, la cohabitation sera tendue.

Sur notre site, les indices sur le mode de vie (fêtard, casanier, étudiant, pro) sont des indicateurs précieux de la compatibilité financière. Parce qu’une colocation qui dure, c’est une colocation où l’on n’a pas peur de parler d’argent… mais où l’on n’a pas besoin du faire tous les jours.

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